Renault vs. Peugeot: Sur quelle valeur investir maintenant?

Renault vs. Peugeot

2017 a été une très bonne année pour les constructeurs et équipementiers automobiles du monde avec des records de revenus et de profitabilité. En France, Renault semble avoir fait mieux que Peugeot. D’après une étude publiée par Euler Hermès le mois dernier, la marge d’exploitation moyenne des fabricants d’automobile a atteint 5 % l’année dernière.

Cette année, les préoccupations des investisseurs autour du ralentissement des ventes mondiales, ainsi que les craintes liées aux perturbations en provenance du marché de la haute technologie incitent les investisseurs à la prudence. Ils analysent en détail les entreprises du secteur avant d’investir dans les actions des principaux constructeurs automobiles.

En ce moment, les actions du secteur automobile européen sont assez bon marché. L’indice Euro Stoxx 600 du secteur automobile européen (STOXX® Europe 600 Automobiles & Parts) est en baisse de plus de 23 % depuis le début de l’année, ce qui offre de nombreuses opportunités de trading.

Les traders souhaitant investir dans les entreprises du secteur automobile français peuvent le faire via Renault et Peugeot qui sont les deux constructeurs automobiles français favoris.

Mais quel est le meilleur choix en ce moment ?

Renault et Peugeot en terme de valorisation et de performance boursière

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D’après les données de Bloomberg, le PER (ratio cours sur bénéfices) de Peugeot est plus élevé que celui de Renault : 7,88 vs. 3,64. Comme ce ratio est équivalent au nombre de fois que le BPA (bénéfice net par action) est capitalisé dans le cours de l’action, il permet donc, dans notre cas, de comparer une société à ses pairs. Toujours d’après les données de Bloomberg, le BPA de Renault est plus élevé que celui de Peugeot : 17,33 vs. 2.42.

En terme relatifs, Peugeot est plus « chère » que Renault car son PER est plus élevé et son BPA est plus faible. Alors que Peugeot affiche un gain de plus de 12 % depuis le début de l’année, la performance boursière de Renault est proche de celle de l’indice européen puisqu’elle atteint les -24 %.

Devrait-on s’inquiéter d’une baisse des dividendes?

Alors que le dernier dividende déclaré a été de 0,53 EUR pour Peugeot, celui de Renault a atteint 3,55 EUR.

Lorsque l’on observe un tel rendement chez Renault, et que l’on sait que ce niveau de dividende n’a pas été atteint depuis 2007, il faut essayer de déterminer les chances que l’entreprise puisse réduise (ou non) ses paiements de dividendes dans le futur.

Les ventes d’automobiles sont cycliques, augmentant et diminuant avec la confiance des consommateurs et le niveau de leurs dépenses. Si l’on prend en considération que les constructeurs automobiles ont des coûts fixes assez élevés, alors il faut penser que leurs bénéfices sont également cycliques. Ils peuvent donc chuter et se transformer en pertes pendant les fins de cycles économiques et les récessions.

Étant donné l’état de l’expansion économique actuelle et les nombreux risques géopolitiques, il se peut que l’économie tombe en récession au cours des deux prochaines années, ce qui impacterait la distribution des dividendes.

Suivre la façon dont Renault utilise sa réserve de liquidité pourrait vous donner des indications sur une potentielle réduction du dividende car les lignes de crédit disponibles si ses réserves de liquidités sont épuisées ne servent généralement pas à payer des dividendes.

Alors en cas de ralentissement économique, si vous observez une baisse considérable des réserves de liquidités avant que les ventes de la société ne se redressent, vous pouvez penser qu’une potentielle réduction des dividendes est possible.

Renault ou Peugeot?

Cette semaine, le groupe PSA a publié ses chiffres pour le 3e trimestre 2018 : le chiffre d’affaires, en hausse de 7,8 %, est meilleur que celui attendu par les analystes : 15,4 milliards d’euros vs. 15,27 milliards. Les performances de la société sont soutenues par la récente arrivée d’Opel et Peugeot s’attend à ce que les performances du 2e semestre 2018 soient similaires à celle du 1e semestre.

De son côté, Renault a publié un chiffre d’affaires en baisse de 6 % au 3e trimestre à 11,48 milliards d’euros (contre une prévision de 12,17 milliards d’euros). Malgré cette baisse, l’entreprise a confirmé ses objectifs financiers pour l’année en cours. La société mentionne que cette baisse d’activité est notamment due aux effets de change négatifs sur d’importants marchés notamment sur le peso argentin, le réal brésilien, la livre turque et le rouble russe. Au final, le chiffre d’affaires ne diminue que de 1,4 % à taux de change et périmètre constants.

Lorsqu’un investisseur ou un trader choisit une entreprise dans laquelle investir, il le fait en ayant en tête la croissance future des bénéfices et le potentiel qu’à l’entreprise à gagner de nouvelles parts de marché (ou sa capacité à conserver ses parts de marché existantes).

Renault est davantage tourné vers des marchés internationaux comme l’Argentine, le Brésil, la Russie ou encore la Turquie, alors que Peugeot est une entreprise qui exporte majoritairement en Europe. Ainsi, le ralentissement du volume des ventes mondiale affecte davantage Renault que Peugeot, mais Renault a un plus grand rayonnement international, ce qui pourraient offrir plus d’opportunités de développement.

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